<![CDATA[NC]]> http://echecs.dzblog.com NC fr Tue, 07 Mar 2006 11:53:45 GMT Tue, 07 Mar 2006 11:53:45 GMT dzblog.com v0.2 <![CDATA[Le classement système ELO]]> http://echecs.dzblog.com/article-24461.html Le système de classement des joueurs d'échecs a été mis au point par le physicien américain d'origine hongroise Arpad Elo. Son nom est resté attaché à ce système et l'on parle du classement Elo d'un joueur. Il repose sur l'évaluation de la performance.
Le premier classement Elo a été publié en 1970. La FIDE publie le classement international tous les trimestres. Il concerne environ 65.000 joueurs (60000 hommes, 5000 femmes) dans le monde (140 pays représentés). Il faut désormais un Elo supérieur à 1800 (jusqu'en 2002, le classement commençait à partir de 2000 Elo)
Le classement complet est publié sur le site la
FIDE, une recherche avancée permet facilement d'effectuer des filtres (par exemple par pays, par tranche Elo etc...)

Le record ELO actuel est de 2851 points atteint par G. Kasparov.

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Tue, 07 Mar 2006 11:53:45 GMT http://echecs.dzblog.com/article-24461.html
Comment éviter les pièges au début de la partie http://echecs.dzblog.com/article-24452.html
MINIATURES ACROBATIQUES
 
Bernard Guérin en ouverture de son ouvrage Courts métrages sur l'échiquier (1995), interpellait le lecteur de la sorte : " Pourquoi une partie d'échecs, qui dure généralement de trois à cinq heures, s'arrête-t-elle parfois au bout de cinq ou dix minutes ? Quelles sont les causes d'une aussi prompte débâcle ? Comment l'éviter et comment, au contraire, tendre des pièges dès les premiers coups d'une partie ? " Eh bien, nous ne répondrons ici à aucune de ces questions intéressantes et donnerons simplement à voir quelques prouesses échiquéennes ; fines conceptions d'ouverture, coups décisifs ou encore réseaux de mat pittoresques. C'est au joueur, en rejouant cette quinzaine de parties courtes, qu'il sera donner de répondre aux questions concernant d'aussi promptes débâcles ! Au demeurant, nous ne pouvons qu'inviter les amateurs à lire ce livre pour parfaire leur jugement : dans le bus, le train ou encore le métro, cet ouvrage se laisse dévorer avec ses " 400 parties miniatures pour progresser ". De même envergure, l'ouvrage de Graham Burgess Quickest chess victories of all time, paru chez Cadogan en 1998, peut être indiqué comme lecture complémentaire.

Voyons d'abord, cinq exemples de combats acrobatiques tirés des ouvrages susmentionnés :

BACHMANN - FIECHTL, Regensbourg 1887.

1.e4 e5, 2.Cf3 Cc6, 3.Fb5 Cf6, 4.0-0 Cxe4, 5.Te1 Cd6, 6.Cxe5 Cxe5, 7.Txe5+ Fe7, 8.Cc3 Cxb5, 9.Cd5 d6, 10.Txe7+ Rf8, 11.Df3 f6? [ 11...Fe6! 12.Txe6 Cd4! ] 12.d3 c6,

13.Dxf6+! gxf6, 14.Fh6+ Rg8, 15.Cxf6+ et mat.

KENWORTHY - VAN DER STERREN, Ramsgate 1981.

1.e4 e5, 2.Cc3 Cf6, 3.Cf3 Cc6, 4.d4 exd4, 5.Cd5 Cxe4, 6.Fc4 Fe7, 7.Cxd4 0-0, 8.Cb5 Fb4+, 9.c3 Cxf2, 10.Dh5 Cxh1, 11.cxb4 Cxb4, 12.Fg5 Te8+, 13.Rf1 Te5,

14.Te1!, 1-0. Un coup formidable qui force l'abandon. - 14...Txg5, 15.Dxg5 Dxg5?? 16.Te8+ et mat. - 14...Txe1+, 15.Rxe1 De8+, 16.Ce7+ Rh8, 17.Fxf7 Df8, 18.Cg6+ et mat. - 14...De8, 15.Txe5 Dxe5, 16.Cf6+ gxf6, 17.Dxf7+ Rh8, 18.Dg8+ et mat.

J. POLGAR, M. RIVAS, Séville 1993.

1.e4 d6, 2.d4 Cf6, 3.Cc3 Cbd7, 4.f4 e5, 5.Cf3 exd4, 6.Dxd4 c6, 7.Fe3 d5, 8.exd5 Fc5, 9.Dd3 De7, 10.Cd4 Cb6, 11.dxc6 0-0, 12.0-0-0 bxc6, 13.Fg1 Dc7, 14.g3 Td8,

15.Cdb5!, 1-0. La série d'échanges à venir est favorable aux Blancs : 15...Txd3, 16.Cxb7 Txd1+, 17.Cxd1 Fxg1, 18.Cxa8, +-.

CHIGORINE - GOSSIP, New York 1889.

1.e4 e5, 2.Cf3 Cc6, 3.c3 d5, 4.Da4 f6, 5.Fb5 Cge7, 6.exd5 Dxd5, 7.0-0 Fd7, 8.d4 e4, 9.Cfd2 Cg6, 10.Fc4 Da5, 11.Db3 f5, 12.Ff7+ Re7,

13.Cc4! Da6, 14.Fg5+ Rxf7, 15.Cd6+ et mat. Clôturant un joli réseau.

VAN DEN BERG - J. DONNER, Veenendaal 1955.

1.e4 c5, 2.Cf3 d6, 3.d4 exd4, 4.Cxd4 Cf6, 5.Cc3 a6, 6.Fg5 e6, 7.f4 Cbd7, 8.Df3 Dc7, 9.0-0-0 Tb8, 10.Fd3 b5, 11.The1 Fe7, 12.e5 b4, 13.exf6 bxc3,

14.Cxe6!!, 1-0. [ - 14...fxe6, 15.Dh5+ g6, 16.Fxg6 Rf8, 17.Dh7+ Rg8, 18.f7+ et mat. - 14...Db6, 15.Cxg7+ Rf8, (15...Rd8, 16.fxe7+ Rc7, 17.e8=C+! Txe8, 18.Cxe8+ et mat) 16.fxe7+ Rg8, (16...Rxg7, 17.Fh6+ Rxh6, 18.Dh3+ Rg7, 19.Dg4+ Rf6, 20.Dg5+ et mat) 17.e8=D+ Cf8, 18.bxc3, +- ]

 

C'est certainement dans la pratique amateur que l'on trouve le plus de miniatures, où l'effet de surprise peut jouer à plein dès l'ouverture :

D. SENECHAUD - J.-C. CHARPENTIER, Parthenay 1996.

1.d4 Cf6, 2.g4 Le gambit Humphrey Bogart ! 2...Cxg4, 3.e4 d6, 4.Cc3 [ 4.Fe2 Cf6, 5.Cc3! ] 4...e5, 5.Cf3 Cc6, 6.d5 Ce7, 7.Fe2 f5, [ 7...c6 ; 7...g6 ] 8.Ch4 Cxd5, [ - 8...c6, 9.exf5! Cxf2, 10.Rxf2 Fxf5, 11.Fg5! ; - 8...Cxf2? 9.Rxf2 Cxd5, 10.Fh5+! ] 9.Cxd5 Cxf2, [ 9...Dxh4, 10.Fxg4 fxg4, 11.Cxc7+ Rd8, 12.Cxa8 g3! 13.fxg3 (13.f3 g2+, 14.Re2 gxh1=D, 15.Dxh1 b6, 16.Fe3/Dg1, +=) 13...Dxe4+, 14.Rf2 d5 ] 10.Fh5+

10...Rd7, [ 10...g6, 11.Cxg6! hxg6, (11...Cxd1, 12.Ce5+ et mat) 12.Fxg6+ Rd7, 13.Df3! Cxh1, 14.Ff5+ Re8, 15.Fg6+ Rd7, 16.Cf6+!! ] 11.Df3 Dxh4? [ 11...Cxh1! 12.Dxf5+ Rc6, 13.Cb4+ (13.Dg5, +=) 13...Rb6, 14.Cd5+ Rc6, = ; 13...Rb5, 14.Df1+ Rxb4, 15.Cf3! Ra5! 16.b4+ Rb6, 17.b5!, += ] 12.Dxf5+ Rc6, 13.Fe8+ Rc5, 14.Fe3, 1-0. [ 14...Rc4, 15.b3+ et mat]

D. SENECHAUD - R. SOUPIZON, corr. 1997.

1.e4 e5, 2.f4 exf4, 3.Cc3 Dh4+, 4.Re2 d5, 5.Cxd5 Fg4+, 6.Cf3 Cc6, 7.Cxc7+ Rd8, 8.Cxa8 Cd4+, [ - 8...f5!? ; - 8...Ce5!? 9.De1 Cxf3, 10.Dxh4+ Cxh4+, 11.Re1 f3, 12.h3 Cxg2+, 13.Rf2 Fh5, 14.d4 Rc8, 15.a4, += ] 9.Rd3 Df6, 10.c4 Fc5, 11.a3 Dd6, 12.Rc3 [ 12.e5 Cf6! 13.exd6?? Ff5+, 14.Rc3 Ce4+ et mat ]

1-0. [ - 12...a5, 13.d3 Df6, 14.e5! ; - 12...Cf6, 13.Fd3 (13.d3 Cxf3! 14.gxf3 Cxe4!) 13...Fxf3, 14.gxf3 De5, 15.Ta2! ] A la Steinitz : le roi est une pièce à part entière ; une pièce qui peut se défendre elle-même !

M. BARBAUT - D. SENECHAUD, corr. 1998.

1.e4 e5, 2.f4 Cc6, 3.Cc3 [ 3.Cf3 f5!? GM Wahls ] 3...g5, N. T. 4.fxe5 Cxe5, 5.d4 [ 5.Dh5 Cg6, 6.Cf3 h6, 7.d4 Fg7, 8.Fd3 (8.Fc4 g4!) 8...C8e7, += ] 5...Cg6, [ 5...Cc6, 6.Fc4 g4, 7.Cd5 ] 6.Fc4 g4,

7.Cf3!!? [ 7.C1e2! ; 7.Dd3! ] 7...Fg7, [ - 7...Ch4, 8.Cxh4! Dxh4+, 9.g3 Dh3, 10.Tf1 Ch6, 11.Fxh6 Fxh6, 12.Fxf7+ Rd8, 13.De2! ; - 7...gxf3, 8.Dxf3 f6, 9.Fg5!! Fg7, 10.0-0-0! (e5!) 10...d6, 11.e5 h6, 12.Dh5 Ff5, 13.Fh4! ; - 7...d6, 8.0-0 gxf3, (8...f6, 9.Cg5!) 9.Dxf3 f6, 10.Fg5/e5 ] 8.0-0? [ 8.Cg5 Ch6, 9.e5! d6! (9...0-0, 10.Cge4!) 10.0-0 0-0, 11.e6 fxe6, 12.Cxe6 Txf1+, += ] 8...gxf3, 9.Fe3 [ - 9.Dxf3 Fxd4+! 10.Rh1 f6 ; - 9.Txf3 f6, 10.Te3 Cge7 ] 9...Ch4! 10.Txf3 [ 10.g3 d5! 11.Fxd5/Cxd5 Fg4! 12.Tf2 Cg2, 13.Txg2 f2+ ] 10...Cxf3+, 11.Dxf3 Df6, 12.Dg3 Dg6, 13.Tf1 Dxg3, 14.Fxf7+ Rd8, 15.hxg3 c6, 16.d5 d6, 0-1.

Deux parties que l'on ne voit pas tous les jours, à présent :

G. WELLING - F. OBERS, Hertogenbosch 1992.

1.h3 e5, [ 1...e6, 2.b3, WELLING - H. BURG, Hertogenbosch 1992 ] 2.a3 Le jeu hypermoderne extrême, tel que le pratique l'anglais MI Michael Basman. 2...d5, 3.c4 c6, [ - 3...dxc4, 4.e3 Fe6, 5.Dc2, = ; - 3...Cf6, 4.cxd5 Cxd5, 5.Dc2, = ] 4.e3 Cf6, 5.b4 a5!? 6.Fb2 axb4, 7.axb4 Txa1, 8.Fxa1 e4?! [ 8...Fxb4, 9.Fxe5, += ] 9.cxd5 exd5?! 10.Fxf6! Dxf6, 11.Cc3 Fe6,

12.Da4+! Rd8, 13.C1e2 Ca6, 14.Cd4! Cxb4, 15.Da5+ Rc8, 16.Da8+ Rc7, 17.Ccb5+, 1-0.

Ecoutons le Maître Gerard Welling : " Dans ma partie contre Frits Obers, les Noirs ont perdu en 17 coups. Le pauvre Frits ne savait pas après la partie où il avait commis ses erreurs ! Il a joué des coups logiques, mais dans ce cas c'est la combinaison typique de ses coups qui lui a coûté la partie. Je mentionne que dans la ronde précédente Obers avait obtenu la nulle contre un Maître International, Frans Cuijpers, et il m'avait alors semblé qu'un jeu classique ne serait pas la meilleure méthode pour jouer pour le gain ". Une considération d'avant match digne de Emanuel Lasker !

G. KOLTANOWSKI - M. DUCHAMP, Paris 1929. Gambit Dame

1.d4 Cf6, 2.c4 e6, 3.Cc3 d6, 4.e4 b6, 5.f4 Fb7, 6.Fd3 Cbd7, 7.Cf3 e5, 8.d5 g6, 9.0-0 exf4, 10.Fxf4 Fg7, 11.e5 dxe5, 12.Cxe5 0-0, 13.Dd2?

13...Cxd5, 14.Cxd7 [ 14.Cxf7 Cxf4, 15.Cxd8 Fd4+, 16.Rh1 Fxg2+, 17.Dxg2 Cxg2, 18.Txf8+ Cxf8, 19.Rxg2 Fxc3, 20.dxc3 Rxd8 ] 14...Cxf4, 15.Cxf8 Fd4+, 0-1. [ - 16.Tf2 Cxd3! ; - 16.Rh1 Fxg2+! ]

Un joyau de l'art échiquéen signé Marcel Duchamp en personne !

 

Emil Diemer est, probablement, le Maître incontesté de la partie courte : 300 miniatures recensées sur les 860 parties dont nous disposons de la trace aujourd'hui !

Un seul exemple :

WEICHSELBAUMER - E. DIEMER, Bad Dürkheim 1934.

1.d4 e5, Le gambit Englund cher à Diemer ! 2.dxe5 Cc6, 3.Cf3 De7, 4.Ff4 Db4+, 5.Fd2 Dxb2, 6.Fc3? Fb4, 7.Dd2? Fxc3, 8.Dxc3 Dc1+ et mat.

Cette miniature tragi-comique connaît son doublon avec une réalisation-miroir du " Diemer français ", David Gedult :

D. GEDULT - Van DIJK, Villars 1968.

1.d4 d5, 2.e4 dxe4, 3.Cc3 Cf6, 4.f3 exf3, 5.Dxf3 Le gambit Blackmar-Diemer accepté : 5...Fd7? 6.Dxb7 Fc6, 7.Fb5 Dd7, 8.Fxc6 Dxc6, 9.Dc8+ et mat.

Dans la même veine des parties ultra-courtes, on trouve aussi :

RASMUSSEN - STRONG, Vallejo 1956.

1.e4 e5, 2.Cf3 c6,

Un début trop rarement rencontré car tout à fait jouable, à mon goût. Les lignes principales sont assez claires, qui plus est :

- 3.Cxe5 De7, 4.d4 d6, 5.Cf3 Dxe4+, 6.Fe2 d5, 7.0-0 Fd6, 8.Te1 Ce7, 9.Cg5 (Cbd2) 9...Df5, +=. Ou encore : 6.Fe3 Dg6, 7.Fd3 Dxg2, 8.Tg1 Dh3, 9.Cc3 g6!? (9...Cf6, 10.Tg3 De6, 11.Dd2 d5, 12.0-0-0 h6, =+).
- 3.d4 exd4, 4.Dxd4 d6, 5.Fc4 (5.Cc3 Fg4, 6.Fe2 Cd7, 7.Ff4 Cc5, 8.0-0-0 Ce6) 5...Df6, 6.e5 dxe5, 7.Cxe5 Fe6, 8.Fxe6 Dxe6, 9.0-0 Fe7, 10.Te1, +=. Ou encore : 3.d4 Cf6!? 4.Cxe5 d6, 5.Cf3 Cxe4, 6.Fd3 Cf6, 7.0-0 Fe7, 8.Te1 0-0, 9.h3 h6, 10.Cbd2 Fe6.

Revenons à la partie :

3.d4 Da5+, 4.Fd2 [ 4.Cc3 Cf6, 5.dxe5 Cxe4, = ] 4...Db6, 5.dxe5 [ 5.Fc3 exd4, 6.Fxd4 Fc5, = ] 5...Fc5, 6.De2?! Dxb2, 7.Fc3 Dc1+, 8.Dd1 Fxf2+, 9.Re2 De3+ et mat.

KUJOHT - FASHINGBAUER, Milwaukee 1950.

1.e4 c5, 2.b4!? cxb4, 3.a3 Cc6, [ 3...d5 ] 4.axb4 Cf6, [ 5...Cxb4 ] 5.b5 Cb8, 6.e5 Dc7, 7.d4 Cd5, 8.c4 Cb6, 9.c5! Cd5, 10.b6!!, 1-0.

Une miniature d'un autre temps (celui du grand Nimzovitch) où le camp blanc n'a joué aucune autre pièce que les pions pour l'emporter ! [ - 10...Dc6, 11.Txa7 Txa7, 12.bxa7, +- ; - 10...Dd8, 11.Txa7 Txa7, 12.bxa7 Da5+, 13.Cc3!! Cxc3, 14.axb8=D Cxd1+, 15.Fd2! Dd8, 16.Rxd1, +-. ]

 

Le Maître Rudolf Charousek (1873-1900) est un joueur d'une époque révolue : celle où le gambit Roi était l'ouverture phare, donnant aux Blancs toutes les chances d'une partie somptueuse :

R. CHAROUZEK - MAKOVETZ, Budapest 1897.

1.e4 e5, 2.f4 exf4, 3.Cf3 d5, 4.exd5 Dxd5, [ 4...Cf6 ] 5.Cc3 De6+, 6.Fe2 Fe7, [ 6...Fd6, 7.0-0 Ce7, 8.d4 0-0, 9.Cg5, += ] 7.0-0 Cf6, 8.d4 Fd7, 9.Fxf4 Db6, 10.Ce5 0-0, 11.Cc4 Dc6, 12.d5! Da6, 13.a4 Cg4,

14.d6! cxd6, [ 14...Fd6, 15.Fxd6 cxd6, 16.b4 ] 15.Cd5!, 1-0. [ - 15...Fd8/Ff6, 16.Cb4 ; - 15...Cc6, 16.Cc7 ; 15...Fxa4, 16.Ccb6 Da5, 17.b4 ]

Un second exemple tiré de la pratique de ce Maître pour finir cet article sur les échecs spectaculaires :

R. CHAROUZEK - WOLLNER, Kassa 1893.

1.e4 e5, 2.d4 exd4, 3.c3 dxc3, 4.Fc4 [ 4.Cxc3 Cc6, 5.Cf3 ] 4...Cf6, 5.Cf3 [ 5.Cxc3 Fb4, 6.e5 d5, 7.Da4, += ] 5...Fc5, 6.Cxc3 d6, 7.0-0 0-0, 8.Cg5 h6,

9.Cxf7! Txf7, 10.e5 Cg4, 11.e6! Dh4, [ - 11...Te7, 12.Dxg4 Rh8, 13.Fe3 Fb6, 14.Fxb6 axb6, 15.f4! ; - 11...Fxe6, 12.Fxe6 Dh4, 13.Fxf7+ Rxf7, 14.Df3+ Rg8, 15.h3! GM G. Barcza ] 12.exf7+ Rf8, 13.Ff4 Cxf2? [ 13...Cc6, 14.De2 Cge5, 15.Fxe5 Cxe5, 16.Fb3 Cxf7, 15.Cd5! ] 14.De2 Cg4+, 15.Rh1 Fd7, 16.Tae1 Cc6, [ 16...Ce5, 17.Fxe5 dxe5, 18.Dxe5 Fe7, 19.Dxe7+ Dxe7, 20.Txe7, +- ]

17.De8+! Txe8, 18.fxe8=D+ Fxe8, 19.Fxd6+ et mat.

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Tue, 07 Mar 2006 11:27:55 GMT http://echecs.dzblog.com/article-24452.html
Les conseils techniques pour débuter http://echecs.dzblog.com/article-16974.html Les conseils généraux

Le matériel

Pour jouer sérieusement il faut tout d'abord un vrai jeu d'échecs ! C'est-à-dire un échiquier assez grand et des pièces avec une forme standard (Staunton). Eviter donc les jeux décoratifs et autres échiquiers "guerre des étoiles" !
De même avec un logiciel, un échiquier 3D est tout à fait inutile ! Une représentation 2D avec des couleurs pas trop contrastées est l'idéal.

Les livres

La littérature échiquéenne est pléthorique. Jamais un jeu n'aura engendré l'écriture d'autant de livres. Mais pour débuter un livre comme le guide marabout des échecs est parfait.

Les conseils techniques pour débuter

Les règles qui suivent ne sont pas absolues et admettent de nombreuses exceptions mais il est utile de les garder à l'esprit.

L'ouverture

1) Commencer la partie par un coup de pion (typiquement avancer le pion roi de deux cases)
2) Il faut développer ses pièces, de préférence en commençant par les cavaliers puis les fous
3) Il ne faut jamais abandonner un pion sans compensation
4) On ne déplace pas deux fois la même pièce
5) La dame ne doit pas sortir trop tôt sous peine d'être attaquée
6) Il faut roquer pour mettre le roi à l'abri et activer la tour
7) Il est inutile de vouloir attaquer à tout prix, gagner en quelques coups est illusoire

Le milieu de partie

1) Il faut créer des menaces (fourchette, surcharge, échec)
2) Si vous avez plus de pions il faut échanger les pièces mais pas les pions
3) Les échanges sont un bon moyen de réduire les tensions et positions complexes
4) Pensez à la position du roi pour la finale

La finale

1) Un pion passé doit être poussé le plus vite possible
2) La tour doit être derrière le pion passé (et non devant)
3) L'activité des tours est prépondérante et peut compenser le déficit d'un ou deux pions

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Sun, 12 Feb 2006 08:15:52 GMT http://echecs.dzblog.com/article-16974.html
A la découverture des échecs hypermodernes http://echecs.dzblog.com/article-16434.html  

A la découverture des échecs hypermodernes
avec le MI Gérard Welling
par Dany Sénéchaud

- Gérard, je découvre par hasard sur Internet un tournoi thématique par e-mail sur la " Dada Opening ", 1.g3 e5, 2.Fg2 d5, 3.b4 ; tu connais ?

- Bien sûr. C'est mon joueur contemporain favori GM Bent Larsen qui a inventé ce début dans une partie contre F. Olafsson en 1959. Karel van den Berg, célèbre théoricien hollandais, a alors inventé ce nom, en référence au dadaïsme.
Ensuite le théoricien allemand Stefan Bücker a analysé cette variante dans Gambit 1959, die neuen Gambits et cela ne semble pas correct pour le gain : 3...Fxb4 4.c4 Ce7, 5.cxd5 (5.Db3 Cbc6) 5...Cxd5, 6.Db3 Fe6, 7.a3 Fc5, 8.Dxb7 Cd7, 9.Fxd5 Tb8, 10.Dc6 Tb6, 11.Da8 Tb8, avec la nullité forcée est la variante principale, analysée en 1983.
Cette même année 1983, j'ai essayé de sauver l'idée sous la forme de : 1.g3 d5, 2.b4!? e5, 3.Fb2 f6, (3...Fxb4, 4.Fxe5 n'est pas clair) 4.Fg2! et alors 4...Fxb4 est douteux à cause de 5.c4! Le problème demeure donc que les Noirs ont : 1.g3 e5! puis 2.Fg2 d5 et si les Blancs veulent jouer pour le gain 3.b4 n'est pas le coup à jouer. Bücker, enfin, a proposé 3.a3!? c5, 4.c3!? puis seulement b2-b4.

Stefan Bücker a joué au moins deux parties avec l'idée Dada. Les voici :


PUSCH - BÜCKER, 1976 : 1.e4 g6, 2.d4 Fg7, 3.Fc4 b5!? 4.Fxb5 c5, 5.Fc4 cxd4, 6.Ce2 Cc6, avec un bon jeu pour les Noirs.

BÜCKER - FRANZONI, 1981 : 1.g3 d5, 2.b4!? e5, 3.Fg2 Cf6!? 4.Fb2 Fd6, 5.a3 0-0, 6.d3 c5, 7.Cd2 cxb4, 8.axb4 Te8, 9.c3 e4, 10.e3! avec un jeu compliqué.

D'emblée le ton est donné pour cet entretien avec Gérard Welling, spécialiste hollandais des débuts insolites, voire inédits ; des stratégies originales dites hypermodernes.

Mais rappelons, avant tout, ce dont il s'agit avec les conceptions hypermodernes du jeu, en relisant François Le Lionnais dans son Dictionnaire des Echecs (1967) :

" D'un point de vue large, l'hypermodernisme élevait une protestation contre la manière de jouer de plus en plus mécanique et scolastique qui, sous l'influence un peu pesante des successeurs de Steinitz et Tarrasch tendait à scléroser les échecs.
(...) C'est principalement dans la théorie des débuts que l'hypermodernisme à laissé une empreinte profonde.

1. D'abord en remettant en cause la conception du centre. On renonce à installer des pions sur les cases centrales au début de la partie. Il en résulte un amoindrissement provisoire de l'influence, ou plutôt un retard calculé dans la possession du centre : au lieu de l'occuper immédiatement on le contrôle (...). En outre, les pions é et d n'occupant pas encore des postes centraux, aucune pièce n'a à se concentrer à leur défense et les cases centrales vides peuvent être utilisées pour y faire pivoter des figures.
2. Ensuite, en ne se soumettant pas aveuglément à la règle qui exige que l'on ne joue pas une pièce mineure une seconde fois tant qu'il reste d'autres pièces non développées.

La révolution hypermoderne s'est accompagnée D'un renouvellement presque complet des débuts. A côté de la partie Dame 1.d4 d5, viendra prendre place le monde des défenses indiennes 1.d4 Cf6 avec ses continents de la théorie que sont l'ouest-indienne et l'est-indienne et dix autres. Les actions de la partie Roi 1.e4 e5 baisseront considérablement (Breyer pourra même dire que 1.e4 est le " commencement de la désagrégation du camp blanc ") et l'on verra apparaître des débuts comme la Défense Alekhine 1.e4 Cf6.
D'une manière générale, tous les débuts comportant des fianchetti seront remis à la mode ainsi que les ouvertures à centre élastique et toutes les ouvertures autres que 1.e4 ou d4.
Il arriva enfin un moment où on ne concevait une partie qu'avec les deux fianchetti : Fb2 et Fg2. (...) Mais après une période d'ivresse, il a bien fallu revenir à une appréciation plus mesurée des choses. Il est clair, toutefois, que ce retour à une vue plus calme ne peut aller jusqu'à une reprise de l'académisme qui précédait.
Ainsi, débarrassée de ses excès, la révolution hypermoderne a laissé une trace durable dans l'histoire de l'évolution des idées stratégiques échiquéennes. "

 

Ce préambule étant fait, redonnons la parole à Gérard Welling :

" Au sujet des grands livres classiques, j'ai lu Réti, Nimzovitch et un peu Kmoch, mais surtout Xavier Tartakover ! Tartakover vous parle est selon moi un des immortels de la littérature échiquéenne, avec Die hypermoderne Schachpartie. Mon " héros " a joué les gambits classiques avec virtuosité, mais aussi des idées hypermodernes menant à l'ouverture du futur, la Parisienne : 1.Ch3!? Dans ses livres on peut trouver beaucoup d'idées jouables quoique presque inconnues, comme : 1.e4 e5, 2.g3!? et : 1.d4 f5, 2.g3 Cf6, 3.Fg2 e6 4.Cf3 g6!?

Selon moi, le jeu de Tartakover est la synergie idéale des styles classique et hypermoderne !

Au sujet de mon propre style : dans ma jeunesse j'étais un joueur au style extrêmement violent (gambit Jaenisch, gambit Blackmar-Diemer... et même 1.f3), maintenant c'est plus sobre ! Néanmoins, j'aime les échecs artistiques. Le jeu de gambits peut être intéressant, bien sûr, mais pas en abondance. Il y a beaucoup d'autres aspects captivants dans notre jeu ! Les échecs " énigmatiques " de MI Michael Basman (1.h3, 2.a3), les fianchetti du canadien GM Duncan Suttles, les défenses Hyppopotamus de Ujtelky, tout comme l'harmonie dans les " simples " finales de Vassily Smyslov. "

Quelques bons exemples s'agissant du style de Gérard Welling, à présent :

G. WELLING - K. VISSING ANDERSSEN, Copenhague 1988.

1.e4 g6, 2.Fe2!? N. T. Fg7, 3.d3 d6, 4.f4 c5, 5.Cf3 Cc6, 6.0-0 Cf6, 7.c4 0-0, 8.Cc3 a6, 9.De1 Rb8, 10.Dh4 Fg4, 11.Cg5 Fxe2, 12.Cxe2 h6, 13.Tf3!!? hxg5, 14.fxg5 Cd7, 15.Th3 Te8, 16.Dh7 Rf8, 17.Cf4 Cde5, 18.Fd2! Dd7, 19.Tf1 Cd4, 20.Th6! f5, 21.Cg6+ Cxg6, 22.Txg6 e6, 23.Tf6+ Fxf6, 24.Dd7 Fe5, 25.g6, 1-0.

M. JONKER - G. WELLING, Interclubs 1989.

1.e4 e5, 2.Cc3 Fc5, 3.g3 Cc6, 4.Fg2 h5! 5.h3 h4, 6.g4 Cge7, 7.Cge2 Cg6 , 8.d3 d6, 9.Ca4 Df6, 10.0-0 Fxg4!! 11.hxg4 h3, 12.g5 De6, 13.Cc5 dxc5, 14.Ff3 Ch4! 15.Cg3 h2+, 16.Rh1 Dh3, 17.Fe3 Ce7! [ avec l'idée : Cg6, Cxf3, Ch4 ] 18.g6 f6, 19.De2 C7xg6, 0-1.

G. WELLING - MI PARAGUA, Paris APSAP 2000.

1.b3 e5, 2.Fb2 d6, 3.d4 g6, 4.dxe5 Fg7, 5.Cf3 Cc6, 6.e3 Cge7, 7.Cc3 Cxe5, 8.Cxe5 Fxe5, 9.Fe2 Fe6, 10.0-0 Dd7, 11.Ca4 Fxb2, 12.Cxb2 f5?! 13.c4 0-0, 14.Cd3 Cc6, 15.Ff3 a5, 16.Cf4 Ff7, 17.Fd5 a4, 18.Dd2 Ce5, 19.Fxb7 Tab8, 20.Fd5 axb3, 21.axb3 Txb3, 22.Dc2 Tfb8, 23.c5 Fxd5, 24.Cxd5 Df7, 25.cxd6! cxd6, 26.Tfd1 Tb2, 27.Dc3 g5, 28.Dd4 h6, 29.Ta7 T2b7, 30.Txb7 Txb7, 31.h3 Dg6, 32.Ta1 Tf7, 33.Rh1 Rh7, 34.Ta6 Tg7, 35.Db4 Cf7, 36.Ta8 De6, 37.Db5 g4, 38.Te8 Dg6, 39.Cf4 Df6, 40.Te6 Dg5,

41.Cd5! Tg6, 42.Dd7 Rg7, 43.Cf4 Tf6, 44.De7!, 1-0.

" Une bonne partie positionnelle. Après la partie, je me sentais un tout petit Smyslov ! "

GM V. GEORGIEV - G. WELLING, Cappelle la Grande 1999.

1.d4 d5, 2.c4 c6, 3.e3 Cf6, 4.Cc3 g6, 5.Cf3 Fg7, 6.Db3!? [6.Fd3 0-0, 7.0-0 a6!? Puis ...b5. GM Jacob Murey ] 6...0-0, 7.Fd3 e6! 8.0-0 Cbd7, 9.Fd2 b6, 10.cxd5 exd5, 11.e4 c5! Une idée oubliée par Max Euwe. 12.Cxd5 cxd4, 13.Cxf6+ Fxf6, 14.Dd5! [ 14.Fb4 Cc5, = ]

14...Fb7!? 15.Dxb7 Cc5, 16.Dc6 Cxd3, 17.Dc4 Cc5, 18.e5 Fg7, 19.Tad1 Ce6, 20.Fb4 Dc8! 21.Db3 Td8, 22.Fd6 Db7, 23.Td2 [ 23.Cxd4 Txd6! 24.exd6 Cxd4 ] 23...Tac8, 24.Tfd1 Fh6! 25.Tc2 De4! 26.Txc8 Txc8, 27.g3 Tc1! [ 27...Tc2 28.Dd3! ] 28.Ce1

28...d3!! 29.Txc1 Fxc1, 30.Cxd3 Cd4, 31.Dd1 Fd2! 32.Cb4 Cf3+, 33.Rf1 Zeinot mutuel : 33...Dc4+? [ 33...Cxh2+! 34.Rg1 Cf3+, 35.Rf1 Dc4+, 36.Rg2 Ce1+, 37.Rg1 Fxb4, 38.Fxb4 Dxb4, 39.Rf1 Db5+, 40.Rxe1 Dxe5+, 41.Rf1 Dxb2, -+ ] 34.De2? [ 34.Rg2 Ce1+, 35.Rg1 Fxb4, 36.Fxb4 Dxb4, 37.Rf1! Db5+, 38.Rxe1 Dxe5+ 39.De2, = ] 34...Cxh2+, 0-1.

G. WELLING - M. LANGER, US Open 1998.

1.e4 c5, 2.d3 e6, 3.Cf3 d5, 4.De2!? Cf6, 5.g3 Fe7, 6.Fg2 Cc6, 7.0-0 0-0, 8.e5 Cfd7, 9.c4!

9...b6?! [ 9...Cb6 ] 10.Cc3 d4, 11.Ce4 Tb8, 12.Ff4 Fa6, 13.h4 b5, 14.b3 bxc4, 15.dxc4 Dc7, 16.Tad1! Tb6, 17.Tfe1 Fb7, 18.Cf6+! Rh8, [ 18...gxf6, 19.exf6 Fd6, 20.Fxd6 Dxd6, 21.Cd4! puis Dg4 et Cc6 ] 19.Cg5 Fxf6, 20.exf6 Dc8, 21.fxg7 Rxg7, 22.Dg4 Rh8, 23.Dh5 Cf6, 24.Dh6 Dd8, 25.Fc7 De7, 26.Fd6 Dxd6, 27.Dxf6+ Rg8, 28.Fe4, 1-0.

G. WELLING - M. SCHMITZ, Saarlouis 2000.

1.e4 e6, 2.De2!? Depuis deux ans je m'intéresse beaucoup à la variante Chigorine. 2...Cc6, 3.Cf3 [ 3.De3!? e5, 4.Fc4, += ] 3...e5, 4.c3 d6 [ 4...Fc5, 5.Cxe5 !? (b4) ...Cxe5, 6.d4 Fd6, 7.dxe5 Fxe5, 8.Fe3 d6, 9.Cd2 Fd7, 10.g3 g6, 11.Fg2, +=, G. WELLING - F. MARTIN BLANCO, Andorre 1999 ] 5.d4 Fe7, 6.dxe5 dxe5, 7.Cbd2 Cf6, 8.Cc4 Fg4, 9.Fg5 Cd7, 10.Fxe7 Dxe7, 11.Ce3 Fe6, 12.Dc2 0-0-0, 13.Fe2! g6, 14.0-0 Tdf8, 15.b4 f5, 16.a4 f4, 17.Cd5 Fxd5, 18.exd5 Cd8, 19.Fd3 Cf7, 20.a5 Cg5, 21.Cxg5 Dxg5, 22.f3 Cf6, 23.Fe4 Cxe4, 24.Dxe4 Df5, 25.Tfe1!? Dxe4, 26.Txe4 Tf5, 27.Tae1 Te8, 28.Rf2 Rd7, 29.c4 Rd6, 30.Td1 b6, 31.Ta1 Tf7, 32.Re2 g5, 33.Rd3 Tg8, 34.Te2 h5, 35.Re4 g4, 36.axb6 axb6,

37.c5+! bxc5, 38.bxc5! [ 38.Ta6!? ] 38...Rd7, [ 38...Rxc5, 39.Tc2+ Rb4 (39...Rd6, 40.Tc6+) 40.Tb1+ Ra3, 41.Rd3! ] 39.Tb2 Te8, 40.Tb7 gxf3, 41.gxf3 Tfe7, 42.Taa7 Tc8, 43.Txc7+, 1-0.

G. WELLING - A. KAID, Interclubs 2001.

1.e4 e6, 2.De2 c5, 3.Cf3 [ 3.f4 ; 3.b3 ] 3...Cc6, 4.g3 g6, 5.Ca3!? d6 [ 5...Fg7, 6.Cb5 d6, 7.Dd3 Re7, 8.c4 ] 6.c3 Fg7, 7.Fg2 Cge7, 8.h4!? h6, 9.Cc2 e5, 10.d3 Fe6, 11.Fe3 0-0, 12.Dd2 Rh7, 13.d4 cxd4, [ 13...exd4, 14.cxd4 d5!? ] 14.cxd4 d5, 15.h5! g5, [ 15...dxe4, 16.hxg6+ ] 16.Cxe5 Fxe5, [ 16...Cxe5, 17.dxe5 Fxe5, 18.Cd4! ] 17.dxe5 Cxe5, 18.Fd4 Cc4, 19.De2 Cd6?! [ 19...Cc6, 20.0-0, +/- ] 20.exd5 Fxd5? 21.Fxd5 Cxd5, 22.0-0-0! Te8, 23.Dd3+ Rg8, 24.Fc5 Te5 , 25.Fxd6 Dxd6, 26.f4, 1-0.

" Au tournoi de Cappelle la Grande, en 1999, j'ai analysé avec GM J. Murey qui m'a recommandé de jouer dans le style hypermoderne contre l'ouverture Réti : 1.Cf3 f5, puis ne pas bouger les pions centraux. Dans les années 1980, le MI Van Geet le préconisait déjà! J'ai donc testé cela dans les Interclubs en Allemagne " :

1.Cf3 f5, 2.g3 b6!? Van Geet & Murey. 3.Fg2 Fb7, 4.0-0 Cf6, 5.c4 g6,

- 6.Cc3 Fg7, 7.d4 0-0, 8.d5 Ca6, 9.Fe3 Cc5, NINOV - J. MUREY, Cappelle la Grande 1994.
- 6.b3 Fg7, 7.Fb2 0-0, 8.d4 et maintenant :
- 8...Ce4, 9.Cbd2 e6, 10.Tc1 d6, 11.Cxe4 Fxe4, 12.Dd2 Cd7, 13.Tfd1 h6, 14.b4 g5, G. MIRALLES - J. MUREY, Lyon 1988.
- 8...a5!? 9.Cc3 Ce4, 10.Dc2 Cc6, 11.Tad1 [ 11.Cxe4 Cb4 ] 11...e6 12.a3?! [ 12.e3 ] 12...Ce7, 13.Ce1 Cxc3, 14.Fxc3 Fxg2, 15.Cxg2 Cc8!? A. KAID - G. WELLING, 1999.

J. DONALDSON - G. WELLING, Hertogenbosch 1999.

1.Cf3 f5, 2.g3 b6, 3.Fg2 Fb7, 4.0-0 Cf6 5.d4 [ 5.d3 e6, 6.e4 fxe4, 7.Cg5 Fe7, 8.Cc3 0-0, 9.Cgxe4 Cxe4, 10.Cxe4 Cc6, 11.Fd2, +=, M. EUWE - X. TARTAKOVER, 1928 ] 5...g6 6.c4 Fg7, 7.Cc3 Ce4!? [ 7...0-0, 8.b3 e6, 9.Fb2 Ce4, 10.Tc1 d6, BRUK - MUREY, 1990 ] 8.Cxe4 Fxe4, 9.b3 0-0, 10.Fb2 e6, 11.Dd2 Df6!? 12.Ce1 Fxg2, 13.Cxg2 Cc6, 14.Tad1 Cd8, 15.Dc2 Cf7, 16.c5!? c6 [ 16...bxc5, 17.Fa3! ] 17.Cf4 bxc5, 18.Dxc5 Tfb8, 19.Cd3 Dd8, 20.Dc2 a5, 21.Cc5 De7, 22.Tfe1 Tf8, 23.Ca4? [ 23.e3 ; 23.Cd3 ] 23...f4! 24.Dc5 Dd8, 25.Rg2 Tb8!? 26.Cc3 Cg5, 27.Fa3 Tf5, 28.Dc4 d5, 29.Dd3 e5, 30.dxe5 Fxe5, 31.f3 [ 31.e4! ] 31...fxg3, 32.hxg3

32...Fxg3! 33.Rxg3 Cxf3! 34.exf3 [ 34.Dxf5! gxf5, 35.Rxf3 Df6 ] 34...Dg5+, 35.Rf2 Dh4+, 36.Re3 Df4+, 37.Rf2 Dh2+, 38.Re3 Te8+, 39.Ce4 Txe4+, 0-1. [ 40.fxe4 Df2+ et mat ]

" Quelques considérations à présent sur le Gambit Roi…

C’est l’ouverture la plus classique que l’on puisse imaginer. Et ce n’est pas le moindre des paradoxes des échecs hypermodernes que beaucoup de joueurs de l’avant-garde jouèrent 1.e4 e5, 2.f4!

On peut penser à Breyer, véritable icône de l’hypermodernisme, à Réti, et dans notre temps à GM Suttles, MI Basman, MF Bücker et MI Day. Le Magyar Breyer a inventé une idée ardente 1.e4 e5, 2.f4 exf4, 3.Df3! tout à fait différente des idées classiques comme 3.Cf3 et 3.Fc4. Breyer et Réti ont joué cette forme du gambit roi vers 1920.

Après 1.e4 e5, 2.f4 Fc5, une idée pas comme les autres est 3.Dh5!?. Inventée par von Walthoffen (1830-1912), c’est une idée peu classique, et on peut comprendre que ce fut par la suite le choix de MF Stefan Bücker, successeur des hypermodernes et stratège iconoclaste. Souvent alors les Blancs réalisent une finale supérieure après l’ouverture grâce à leur position centrale. C’est la façon moderne de risquer le gambit roi… pas pour plonger dans des aventures tactiques, mais pour réaliser un but stratégique !

Une autre idée hypermoderne dans le gambit roi consiste à poster le Fou en b2, sur la diagonale. L’expérimentation 1.e4 e5, 2.f4 exf4, 3.Cf3 h6, 4.b3!? a gagné beaucoup de popularité récemment. J’ai joué une partie contre Jan Vosselman, avec 3…h6, 4.Fc4 d6, 5.b3!? avec la même idée ". La voici maintenant :

G. WELLING – J. VOSSELMAN, Eindhoven 1994.

1.e4 e5, 2.f4 exf4, 3.Cf3 h6 4.Fc4 d6, 5.b3

5…g5!? 6.Fb2 Th7, 7.Cc3 Cc6, [ 7…g4!? 8.Cd4 (8.0-0) 8…Dh4+ 9.Rf1, mène à un jeu à double tranchants ] 8.Cd5 Fg7, [ 8…g4!? ] 9.d4 Cce7, [ 9…g4!? ] 10.De2 Cxd5, 11.Fxd5 c6, 12.Fc4 g4, 13.Cd2 Dh4+, 14.g3 fxg3, 15.0-0-0 gxh2, 16.Txh2 Dg5, 17.Rb1 h5, 18.Fd3 Th8, 19.Cc4 Dd8, 20.e5 d5, 21.Cd6+ Rf8, 22.Fa3 Ce7, 23.Tf1 Fe6, 24.Txf7+! Rg8, [ 24…Fxf7, 25.Df1 ] 25.Df2 Cc8, 26.Cxb7 Dg5, 27.Tf8+, 1-0.

En 1987, Gérard Welling projetait la rédaction d'un livre sur Simon Alapin (1856-1923), réunissant beaucoup de parties et d'analyses originales du maître russe. Faute de temps, ce travail n'a pas encore abouti. Seulement aujourd'hui, Welling relève quelques idées intéressantes, comme : 1.d4 f5, 2.d5!? au lieu de 2.Fg5 ; 1.e4 e5, 2.Ce2!? Cc6, 3.d4 ; 1.e4 c5, 2.d4 cxd4, 3.Dxd4!? Cc6, 4.De3 (4.Da4) ...Cf6 5.c3 d5, 6.exd5 Cxd5, 7.Dg3 ; et encore : 1.e4 e5, 2.Cf3 Cc6, 3.Fb5 Fb4!? ; 1.d4 d5, 2.c4 e6, 3.Cc3 b6!?

Quoiqu'il en soit de ce travail en cours, Gérard Welling apprécie d'examiner le style des autres maîtres pour nourrir sa propre créativité. Voyons quelques modèles du genre :

" J'apprécie particulièrement l'ouverture Santasière qui est tout à fait jouable ".
Trois exemples maintenant :

A. SANTASIERE - M. STARK, Ventnor City 1944.

1.Cf3 d5, 2.b4!?

" My " crazy opening with which I have scored many notable successes ; the idea behind it is to obtain a majority of pawns in the center, if black exchanges his c-pawn for the b-pawn. 2...Cf6, 3.e3 Fg4, 4.Fb2 Cbd7, 5.c4 e6, 6.Db3 Fxf3, 7.gxf3 dxc4, 8.Fxc4 Cb6, 9.Fe2 Dd5, This came as an unpleasant surprise, white finally deciding to sacrifice a pawn for good prospects. 10.Dc2 Fxb4, 11.Tg1 0-0-0, 12.Cc3 Dd7, 13.Txg7 Thg8, 14.Tg3 Tg6, 15.f4 a6, 16.a3 Fxc3, 17.Fxc3 Cfd5, 18.Fd4 Rb8, 19.Fd3 Th6, 20.f5! Txh2, 21.fxe6 Dxe6, [ 21...fxe6, 22.Tg7 ] 22.Fe4 Cb4, 23.axb4 Txd4, 24.Tg8+ [ 24.exd4 Th1+ ] 24...Cc8, 25.Tc1 [ 25.Ff5 Txd2! ] 25...Td7, 26.Ff5 Th1+, 27.Re2 Txc1, 28.Fxe6 Txc2, 29.Fxd7 Tb2, 30.b5 axb5, 31.Txc8+ Ra7, 32.Txc7 b4, 33.Ff5 h5, 34.Txf7 b3, 35.Fe4, 1-0.

A. SANTASIERE - E. LASKER, 1951.

1.Cf3 d5, 2.b4 a5, Always tempting, always suspect ! 3.b5 c5, 4.e3 Cd7, 5.Fb2 Dc7, 6.c4 dxc4, 7.Fxc4 e6, 8.0-0 Cgf6, 9.Cc3 Fd6, [ 9...b6!? Lasker ] 10.Tc1 b6, 11.d4 0-0, 12.d5 e5, [ 12...Ce5!? Lasker] 13.Dc2 h6, 14.Tfe1 Fb7, 15.e4 Ch5, 16.Ff1 Tae8, 17.Tcd1 Cdf6, [ 17...g6, et Rg7 ] 18.Fc1 Fc8, 19.Cd2 Te7, 20.Cc4 Ce8,

21.Ca4 f5, 22.Caxb6 Fb7, 23.exf5 Chf6, 24.g3 Tef7, 25.Fg2 Dd8, 26.h3 Fc7, 27.d6 Fxb6, 28.Fxb7 Txb7, 29.Txe5 Cd7, 30.Te7 Cef6, 31.Fe3 Da8, 32.Cxb6 Txb6, 33.Fxc5 Cxc5, 34.Dxc5 Dd8, 35.d7 Tb7, 36.a4 Tc7, 37.Dd6 Tb7 , 38.g4 Tb6, 39.De5 Db8, 40.f4 Td8, 41.g5 hxg5, 42.Dxb8 Tbxb8, 43.fxg5 Ch7, 44.h4 Cf8, 45.f6 gxf6, 46.gxf6 Tb7, 47.Tg7+, 1-0. [ 47...Rh8, 48.Td5 +- ]

A. SANTASIERE - F. REINFELD, 1937.

1.Cf3 Cf6, 2.b4 e6, 3.a3 d5, 4.e3 a5, 5.b5 c5, 6.Fb2 Fd6, 7.c4 0-0, 8.Cc3 Cbd7, 9.Dc2 Cb6, 10.cxd5 exd5, 11.Fd3 Te8, 12.0-0 h6, 13.Ce2 Fd7, 14.a4 Ce4, 15.Cg3 De7, 16.Ch5 f6, 17.Cg3 c4, 18.Fxe4 dxe4, 19.Cd4 g6, 20.f3 f5, 21.fxe4 fxe4, 22.Cde2 Rh7, [ 22...Fe5, 23.Fxe5 Dxe5, 24.Dc3 ] 23.Tf6 Cd5, 24.Cxe4 Fe5,

25.Cg5+ hxg5, 26.Dxg6+ Rh8, 27.Fxe5 Dxe5, 28.Dh6+ Rg8, 29.Tg6+ Rf7, 30.Dh7+ Rf8, 31.Tg8+ et mat. 1-0.

 

" Un autre joueur qui me donne des inspirations pour le style inventif dans les tournois est le MI canadien Lawrence Day. Voici deux parties surréalistes " :

M. SCHOENEBERG - L. DAY, Skopje 1972.

1.c4 e5, 2.Cc3 Cc6 3.Cf3 d6, 4.d4 f6!?

5.d5 [ 5.e3 Ch6, 6.b3 g6, 7.Fb2 Fg7, 8.Dd2 0-0, 9.0-0-0 Cf7, 10.Fe2 Te8, 11.Rb1 Ff5+, 12.Ra1 Cb4, 13.Tc1 c5, 14.dxc5 Da5, 15.cxd6 e4, 16.Cd4 Ca2, 17.b4 Cxb4+, 18.Rb1 Ce5, 19.Cf5 gxf5, 20.Thd1 Ted8, 21.Fa1 Ced3, 22.Fxd3 Cxd3, 23.Cd5 Da3, 24.Ce7+ Rh8, 25.Cxf5 Tac8, 26.Da2 Db4+, 27.Fb2 Tc5, 28.Da3 Dxa3, 29.Fxa3 Txf5, 0-1. MAZEL - RJUMINE, Leningrad 1934. ] 5...Cb8, 6.e4 g6, 7.h4 h5, 8.Fe2 Ch6, 9.Cd2 Cd7, 10.b4 a5, 11.bxa5 Txa5, 12.Cb3 Ta8, 13.g4 hxg4, 14.Fxg4 f5, 15.exf5 Cf6, 16.Ff3 gxf5, 17.Fg5 Fg7, 18.Dd2 Rf8, 19.0-0-0 Fd7, 20.h5 Db8, 21.Tdg1 Fe8, 22.Fe2 Da7, 23.Fh4 Cfg8, 24.Th2 Th7, 25.Thg2 Fh8, 26.f3 Da3+, 27.Rd1 Db4, 28.Tg5 b5, 29.Cxb5 Dxd2+, 30.Cxd2 Fxb5, 31.cxb5 Ce7, 32.Fc4 Ff6, 33.Rc2 Cf7, 34.f4 Fxg5, 35.Fxg5 Txh5, 36.Fb3 Cxg5, 37.fxg5 Rf7, 38.a4 Rg6, 39.Cc4 Cxd5, 40.a5 Txg5, 41.Txg5+ Rxg5, 42.Rd2 Cf6, 0-1.

L. DAY - P. NURMI, Canada 1973.

1.e3 g6, 2.Ce2!? Fg7, 3.g3 d5, 4.Fg2 Cf6, 5.f4 Cc6, 6.a3 e5, 7.0-0 [ 7.b4 exf4, 8.gxf4 Ch5, 9.Ta2 Dh4+, 10.Rf1 Fh3, 11.Cg3 Cxf4 ] 7...h5, 8.b4 h4, 9.b5 Ca5, 10.Fb2 Cc4, 11.Fxe5 Cxe5, 12.fxe5 Cg4, 13.Cbc3 Cxh2, 14.Fxd5 Cxf1, 15.Dxf1 0-0 [ 15...De7 ] 16.d4 Fh6, 17.Ce4 Fxe3+, 18.Rh2 hxg3+, 19.Rxg3 Fe6, 20.Df3 Fxd5, 21.Cf6+ Rg7, 22.Dxe3 Th8, 23.Dd3! Dc8, 24.Cf4 c6, 25.c4 Fe6, 26.d5 cxd5, 27.cxd5 Ff5, 28.Dd4 Dc2, 29.e6 Db3+, 30.Rg2 Dc2+, 31.Rg3 Db3+, 32.Rg2 Fh3+? 33.Rf2 Dc2+ 34.Re3 Db3+, 35.Rd2 Rh6, 36.Th1 Rg5, 37.De5+ Ff5, 38.Ce4+ Rg4, 39.Tg1+ Rh4, 40.Df6+, 1-0.

Une partie que l'on ne voit pas tous les jours !

 

" Parmi les joueurs français mon favori est MI Aldo Haïk. Deux exemples de parties créatives chez ce joueur " :

A. HAÏK - ROGULJ, Virovitica 1980.

1.Cf3 c5, 2.c4 Cc6, 3.b3 e5, 4.Cc3 g6, 5.h4!? Le début blanc est d'apparence douteuse, mais l'idée est intéressante : jouer g4-g5 pour empêcher les Noirs de contrôler la case e4 par f5. Ensuite, essayer d'exploiter les cases fortes e4 et d5.

5...Fg7, 6.e3 h6, 7.Fb2 Cge7, 8.g4 d6, 9.g5 [ 9.Tg1!? e4, 10.Ch2 Fe5, 11.f4! ] 9...hxg5, [ 9...e4, 10.gxh6! ] 10.Cxg5 Cf5, 11.Df3 f6, 12.Cge4 Txh4, 13.Txh4 Cxh4, 14.Dg3 g5, [ 14...f5 15.Cxd6 (15.Cg5?? Dxg5) ] 15.Fe2 Fe6, 16.0-0-0 De7, 17.Fh5+ [ 17.Fg4 0-0-0, 18.Cd5 Df7, 19.Fxe6 Dxe6, += ] 17...Rd7, 18.Cb5 Th8, 19.Fe2 Cf5, 20.Dg2 a6, 21.Cbc3 Th4?! [ 21...Ch4, 22.Dg3 Fh6, 23.f4 ] 22.Cd5! Dd8, 23.Fg4! Txg4, 24.Dxg4 Cxe3, 25.Cdxf6+! Fxf6, 26.Cxc5+! dxc5, 27.dxe3+ Re7, 28.De4 Dc8, 29.f4! La pointe de la combinaison qui met en évidence l'insécurité du roi noir. 29...gxf4, 30.exf4 Ff5, 31.Dd5 Cd4, 32.Fa3! b6, 33.fxe5 Fg5+, 34.Rb2 Ce6, 35.Tf1 Ff4, 36.Dd6+ Rf7, 37.Ra1 Dh8, 38.Fb2 Dh3, 39.Dd7+ Rg6, 40.Tg1+ Cg5, 41.De8+ Rh6, 42.Dh8+ Rg6, 43.De8+ Rh6, 44.e6 Dh2, 45.Dh8+ Rg6, 46.Df6+ Rh5, 47.Tf1 Dg2, 48.Te1 Df2, 49.Th1+ Rg4, 50.e7 De3, 51.Fc3 Fg3, 52.Fb2 b5, 53.Dh8 Fg6, 54.Dc8+ Rf3, 55.Dc6+ De4, 56.Dxc5 Re2, 57.Dg1 b4, 58.Dd1+ Re3, 59.Fc1+, 1-0. Une ouverture irrégulière jouée de manière très dynamique !

L'ouverture Ujtelky, une autre forme d'Hyppopotamus, est aussi parmi les ouvertures favorites de Haïk :

GM G. GARCIA - A. HAÏK, Malte 1980.

1.Cf3 g6, 2.e4 Fg7 3.d4 b6!? Début insolite dont le créateur fut le maître tchèque Ujtelky. 4.c4 Fb7, 5.Cc3 e6, 6.Fe2 d6, 7.0-0 Cd7,

8.Te1 [ 8.Fe3 Ce7, 9.Dc2 h6, 10.Tad1 0-0, 11.d5 e5, T. PETROSSIAN - B. SPASSKY, 1966. ] 8...Ce7, 9.Ff1 h6, 10.a4 g5, [ 10...a5 ] 11.d5 Cg6, 12.Cd4?! [ 12.a5! ] 12...Fxd4!! 13.Dxd4 a5, 14.Dd1 Cde5, 15.Fe2 [ 15.Cb5, puis b4 ] 15...Df6, 16.Cb5 Rd7! 17.Ta3 Cf4, 18.Ff1 h5, 19.Dd2 h4, 20.b4 axb4, 21.Dxb4 g4 22.Cxd6 cxd6, 23.Dxb6 Thb8, 24.c5 Fc6! 25.dxc6+ Cxc6, 26.Fxf4 Txb6, 27.cxb6 Dxf4, 28.Fb5 Dd2, 29.Taa1 g3! 30.Te2 [ - 30.Tec1 Dxf2, 31.Rh1 h3, 32.Fxc6 Re7, 33.Rg1 Th8 ; - 30.fxg3 hxg3, 31.Tec1 Df2+, 32.Rh1 Th8 ] 30...Dc3, 31.Td1 Tb8, 32.Ted2 Txb6, 33.Txd6+ Re7, 34.hxg3 hxg3, 35.e5, 0-1.

 

Revenons pour terminer au style original de Gérard Welling et dont MI Eric Schiller parle de la sorte dans Unorthodox Chess Openings (1998) :
" Holland's Gérard Welling is an International Master with a long history of involvement with openings that are off the beaten track. He loves to steer the game into waters previously explored only by himself. His pleasant disposition encourages him to experiment at the board, with mixed results. A meticulous scholar and voracious reader, Welling is active in correcting many of the mistakes that have crept into the literature, including my own. "

Entre autres choses, Welling affectionne le début prophylactique 1.e3, avec différentes transpositions possibles, ou encore différents chemins inédits demandant à être explorer :

G. WELLING - L. JENSEN, Kecskemet 1989.

1.e3!? e5, 2.Cf3!?

l'idée de Xavier Tartacover qu'il avait recommandé dans le Magazine Ouvrier des Echecs. 2...d6, [ 2...e4, 3.Cd4 c5, 4.Ce2 d5, 5.c4! ] 3.d4 e4, 4.Cfd2 f5, 5.c4 Cf6, 6.Cc3 c6, 7.b4 g6, 8.Fe2 Fg7, 9.h4 h6, 10.Fb2 0-0, 11.g3 Fe6, 12.Cb3 Cbd7, 13.Dd2 Dc7, 14.d5! cxd5, 15.Cd4 Ff7, 16.h5 Tae8, 17.hxg6 Fxg6, 18.cxd5 Db8, 19.Ce6 Tf7, 20.0-0-0 Tfe7, 21.Fb5 Tc8, 22.Cxg7 Rxg7, 23.Fxd7 Cxd7, 24.Rb1 Rh7, 25.Ce2 Cb6,

26.Txh6+! Rxh6, 27.Th1+ Fh5, 28.Cf4 Te5, 29.De2 Rg7, 30.Dxh5 Rf6, 31.Dg6+ Re7, 32.Th7+ Rd8, 33.Dg8+ Te8, 34.Ff6+ et mat. 1-0.

G. WELLING - D. SENECHAUD, corr. 1999-2001.

1.e3 e5, [ 1...g6 2.c4 Fg7, 3.Cc3 Cf6, (3...d6, 4.g3! G. WELLING - NOETZEL, Interclubs1998) 4.g4!? le coup de MI M. Jadoul. 1...b6, 2.Df3!? ; 1...d5, 2.b4!? ; 1...f5, 2.b3/b4!? ; 1.b4 c6, 2.e3!? d5, 3.c4 Ff5, 4.Cf3 e6, 5.Fb2 Cf6, 6.b5!? dxc4?! 7.Fxc4 Fe7, 8.Cc3 0-0, 9.0-0, +=. G. WELLING - R. OORTWIJN, corr. 1999 ] 2.b3 g6, [ 2...d5, 3.Fb2 Fd6, 4.c4! c6, 5.cxd5 cxd5, 6.Cc3 (& Cb5) ] 3.Fb2 Fg7, 4.c4 d6, 5.Cc3 [ Le C en b1 étant le " cavalier paresseux " (D. Bronstein), il est important de l'activer. Un bon exemple : 1.b3 e5, 2.Fb2 Cc6, 3.c4 d6, 4.e3 g6, 5.Cc3!? Fg7, 6.g3 Cge7, 7.Fg2 Ff5, 8.d3 Dd7, 9.a3 0-0, 10.Cd5 Tae8, 11.C1e2 Cd8, 12.h3 c6, 13.Cxe7+ Txe7, 14 .d4 e4, 15.Dd2 d5, 16.a4! SIMAGINE - ALTSCHULER, corr. 1963 ] 5...Ch6!? A début original, riposte originale. G. W. : " Ton coup me fait penser à l'idée du canadien GM Suttles : 1.c4 g6, 2.g3 Fg7, 3.Fg2 d6, 4.Cc3 Cc6, 5.Cf3 e5, 6.d3 Ch6!? " 6.g3 [ 6.Cf3!? ; 6.C1e2!? ] 6...Cc6, 7.Fg2

7...Fg4!? 8.Cge2 Dd7, 9.h3 " Après tout, je me demande ce qu'il fait là ce fou ; en allemand on dit Befragen... " [ 9.Cd5 Cd8! (& c6) ; 9.d3/0-0 f5, 10.h3/f3 Fh5! 11.f3/h3 g5, = ] 9...Ff5, 10.d3 g5! La justification de 5...Ch6 et 7...Fg4. Le fou va se loger en g6 pour verrouiller l'aile Roi et soutenir le cas échéant la poussée en f5. 11.g4 Fg6, 12.Cg3 0-0, 13.Cge4 [ 13.Cce4!? ] 13...f6, 14.De2 Ce7, 15.0-0-0 Tae8, 16.h4 gxh4, 17.Txh4 f5, 18.gxf5 Chxf5, 19.Th2 c6, 20.Thd1 b5, " J'aime ton dernier coup, 20...b5, jouant sur tout l'échiquier dans le style de Bronstein " [ 20...d5, 21.Cg5 h6, 22.Cf3 Td8!? ] 21.c5 d5, 22.Cg5 [ 22.Fh3!? ] 22...h6, 23.Cf3 Dc7, 24.Ch4 Cxh4, 25.Txh4 Cf5, 26.T4h2 a5, 27.Dg4 [ 27.e4!? ] 27...Tf6, 28.a3 Df7, 29.b4 axb4, 30.axb4 Ce7! 31.Cd1 [ 31.De2 e4! 32.dxe4 Txf2 ] 31....Fxd3 32.Fxe5

32...Ta8!! [ 32...Tg6, 33.Dd4 Cf5, 34.Dxd3 Fxe5, = ; 32...Ta8 ce pourquoi 30...Ce7 a été joué. Une pointe " à la Diemer " : ne pas perdre de temps en jouant la pièce attaquée (" das peitschende Tempo "). ] 33.Txh6 [ 33.Fxf6 Dxf6, 34.Rd2 Ta2+! 35.Rxd3 Da1, -+ ; 33.f4 d4! (33...Ta2, 34.Cb2!, =) ; 33.Dd4 Ff5, 34.Db2 d4, 35.Fxd4 Ta2! ] 33...Txh6, 34.Txh6 Fg6! Le coup d'attaque 34...Ta2 ne gagne pas et c'est le coup de repos 34...Fg6 qui est la solution correcte ! [ 34...Ta2, 35.Cc3 Tc2+ (Txf2, =), 36.Rd1 Txc3?! (Txf2, =), et maintenant : 37.Fxg7 (37.Fxc3 d4!) 37...Dxg7, 38.De6+ Rf8, 39.Tf6+ Re8, 40.Rd2 Fe4 (40...Ta3, 41.Fh3!), 41.Rxc3 Fxg2, += ; ou encore : 37.Fxd5 cxd5, 38.Tf6 Tc4 39.f4 (Tf7) 39... Dxf6, 40.Fxf6 Cf5, = ], 0-1. Il n'y a guère de possible que : 35.Fxg7 Dxg7, 36.Txg6 Dxg6, 37.Dxg6+ Cxg6 38.Rc2 Rf7 39.f4 (Fh3) 39...Rf6, -+.

M. JADOUL - G. Van der STRICHT, Gent 1995.

1.e3 g6, 2.c4 Fg7, 3.Cc3 Cf6, 4.g4!? L'idée " Basmanesque " du maître belge Michel Jadoul n'est pas un coup d'attaque violente, mais une tentative pour gagner du territoire sur l'aile Roi d'une manière peu ordinaire.

4...0-0, [ 4...d6, 5.h3 e5, 6.Fg2 0-0, 7.C1e2 Cc6, 8.d4!? exd4, 9.exd4 Te8, 10.Fe3 Cd7, 11.Dd2, G. WELLING - H. SCHAPER, corr. 1998. ] 5.Fg2 d6, 6.h3 Cbd7, 7.Cge2 Tb8, 8.0-0 a6, 9.d3 c5, 10.a4 Ce8, 11.Tb1 Cc7, 12.b4 b6, 13.e4 Fb7, 14.Fe3 Ce6, 15.Dd2 Cd4, 16.Fg5 Cxe2+, 17.Cxe2 Te8, 18.Cc3 Ce5, 19.Cd5 h6, 20.Fxh6 Fxh6, 21.Dxh6 Cxd3, 22.f4 Fxd5, 23.exd5 e5, 24.dxe6 Txe6, 25.f5 gxf5, 26.Dd2 Ce5, 27.Fd5 Tg6, 28.Txf5 Dh4, 29.Fg2 Tc8, 30.Tbf1 cxb4, 31.Dxb4 Txc4, 32.Db3 Tc5, 33.Txf7, 1-0.

... et dans la même veine :

M. JADOUL - N. SPIRIDONOV, Belfort 1989.

1.e3 Cf6, 2.c4 c5, 3.Cc3 g6, 4.g4!? h6, 5.Fg2 Fg7, 6.h3 d6, 7.Cge2 Cc6, 8.a3 Fd7, 9.Tb1 Ce5, 10.d3 Fc6, 11.e4 g5, 12.f4 gxf4, 13.Cxf4 e6, 14.Fe3 De7, 15.De2 b6, 16.Ff2 Cfd7, 17.Ch5 Ff8, 18.0-0 Dg5, 19.Fe3 Dg6, 20.b4 Fe7, 21.bxc5 dxc5, 22.Cd5! Fd8, 23.d4 cxd4, 24.Fxd4 0-0, 25.Cdf4 Dg5, 26.Fe3 Dh4, 27.Cd3 Rh7, 28.Cxe5 Cxe5, 29.Ff4 Cg6, 30.Fd6 Fe7, 31.Db2 e5, 32.Fxe5 Cxe5, 33.Dxe5, 1-0.

Espérant que ce petit voyage dans les arcanes des débuts hypermodernes vous aura tenu en haleine et saura enrichir votre compréhension du jeu ; même si vous ne désirez pas vous-mêmes investir ces territoires et le sens tout particulier de l'orientation qu'ils supposent !

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Thu, 09 Feb 2006 19:12:06 GMT http://echecs.dzblog.com/article-16434.html
Suite des cours pour débutants http://echecs.dzblog.com/article-13276.html Phase 1 : Assimiler

Cette phase concerne bien évidemment une personne ne connaissant rien à ce jeu et désireuse de commencer à jouer. Comme dans tous les jeux il va d'abord falloir répondre à 2 questions :

  • Quel est le but du jeu ? Le Mat.
  • Quels sont les règles ? Les pièces, leurs déplacements, leurs prises...
Bien des questions se posent au débutant...

Je n'ai pas pour objectif de répondre complètement à ces questions aujourd'hui. Je voudrais juste essayé de comprendre ce qui passe dans la tête d'un joueur lors de ses toutes premières parties. Dans quelle direction s'oriente sa réflexion ? Quels sont les éléments qu'il assimile lors de ces premiers coups qui lui permettront de passer à un stade supérieur ?

D'après mon expérience assez récente, le joueur, lorsqu'il débute, se demande tout le temps quels sont les coups possibles ? Il imagine péniblement où ses pièces peuvent bien aller, quelles autres pièces adverses elles peuvent "manger" ? Il veut éviter à tout pris de perdre une pièce bêtement. Il ne reste donc plus beaucoup de place pour autre chose dans sa réflexion.

Il me semble que toutes les parties jouées à ce stade n'ont donc pour objectif que "d'oublier les règles" ou plutôt les faire siennes. Il restera alors plus de place pour autre chose, et il pourra, s'il le souhaite, entrevoir la phase 2...


Phase 2 : Calculer

La phase 2 de la progression d'un joueur d'échecs commence donc lorsqu'il est parvenu à assimiler les règles du jeu. Il a intégré les mouvements des pièces ainsi que le but du jeu. Il entrevoit d'autres horizons.

L'objectif devient bien déterminé : il faut mater ce roi adverse au plus vite. L'adversaire n'offre plus ses pièces comme avant et il faut calculer plus profondément, construire ses premières combinaisons. Pour cela il faut entrevoir les premières notions de tactique : clouage, attaque double, la déviation, les mats simples.

Comment commencer ?
Un pion de plus !

De plus une question taraude toujours le joueur devant la position initiale : quel coup jouer en premier ? Il faut donc répondre à cette question et entrevoir les premières notions d'ouverture. En tout cas celles qui lui permettront de répondre à son objectif : attaquer le roi adverse.

Le dernier point pour ce joueur avide de calculs est de percevoir les particularités de chaque pièce et de peser leur importance. Pourquoi un pion de plus peut faire gagner une partie ? C'est l'étude des finales les plus simples qui lui apporteront des éléments de réponses.


Phase 3 : Prévoir

Pour commencer le joueur a assimilé les règles du jeu et la marche des pièces. Par la suite il a pu se mettre à calculer avec un objectif précis : attaquer le roi adverse. Maintenant il est confronté à de bonnes défenses et les limites du « mat à tout prix » se font sentir.

Il va falloir trouver d'autres plans ! Pour cela la tactique doit être complétée par des notions de stratégie : la paire de fous, bon et mauvais fou, les colonnes ouvertes, le pion passé, arriéré, isolé, le centre.

Afin de tout prévoir :

  • il est nécessaire de construire un répertoire d'ouvertures plus conséquent et adapté à son style de jeu,
  • il faut maîtriser tout les types de finales.
Bon ou mauvais fou ?

La phase 3 de la progression du joueur demandera un important travail personnel. J'essayerais de vous faire partager ma petite expérience dans ces domaines. Pour ma part je n'ai réalisé qu'une infime partie du travail nécessaire.

Celui qui arrivera au stade que je décris ne sera alors qu'un bon joueur de club. Je n'ai pas la prétention de connaître tout ce qui permet de faire les très grands joueurs. Je souhaite seulement témoigner de mon apprentissage des échecs avec le recul de ces années passées.

est une question à laquelle on est très vite confronté lorsqu'on commence à jouer aux échecs : comment commencer la partie ? Quel premier coup choisir avec les blancs ? Comment répondre au premier coup des blancs avec les noirs ?

Selon la phase de progression dans laquelle on se trouve, il y a différentes réponses à cette question. Détaillons les ici.


Ouvertures:

Phase 1

Il s'agit d'un joueur débutant qui cherche à assimiler les règles du jeu et le mouvement des pièces. Il n'est pas encore temps pour lui d'aborder la théorie des ouvertures et d'entrer dans les méandres des variations. Je crois qu'à ce moment il faut surtout respecter juste les 3 principes qui doivent orienter le choix des coups :

  • développer ses pièces,
  • contrôler le centre,
  • mettre son roi à l'abri.

Mais chacun de ces points posent déjà une multitude de questions. Essayons de les éclaircir en restant sur des idées simples.

Celui qui pose sûrement le moins de problèmes est le dernier : mettre son à l'abri. Comme le but du jeu est de mater le roi adverse, ne laissons pas notre roi à la porter des pièces adverses. Mais comment mettre le roi à l'abri ? En jouant le petit ou le grand roque.

L'une des conditions pour pouvoir réaliser les roques est que le Fou et Cavalier ne soient plus sur leur position initiale. Pour cela il faut donc développer ses pièces. Elles auront plus de force et contrôlerons plus de cases que sur la première ou dernière rangée. Elles seront donc plus menaçante pour l'adversaire.

Pour comprendre simplement le contrôle du centre, posons une question liée au point précédent : où est-ce qu'une pièce développée contrôle le plus de cases ? Au centre. Prenons l'exemple du Cavalier, placé sur la colonne 1 ou 8 il ne contrôlera que 4 cases au maximum, au centre il pourra en contrôler le double. Mais comment contrôler le centre ? En tendant vers la position idéale avec 2 pions en e4 ou d4 (pour les blancs). Ici ils empêchent justement les pièces adverses de se centraliser.
Tout cela explique d'ailleurs pourquoi les coups 1.e4 et 1.d4 sont les plus prisés.

Sans entrer dans la théorie des ouvertures mais en respectant ces 3 règles, le joueur débutant sera guider dans le choix de ses coups d'ouverture.


 

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Sat, 28 Jan 2006 13:26:35 GMT http://echecs.dzblog.com/article-13276.html
L'Actualité des échecs http://echecs.dzblog.com/article-13253.html  

Veselin Topalov : "L'ordinateur va devenir presque imbattable"

Les ordinateurs d'échecs seront pratiquement imbattables dans dix ans, ce qui pourrait favoriser l'adoption de nouvelles règles pour ce jeu millénaire, comme la variante aléatoire imaginée par l'Américain Bobby Fischer, affirme le champion du monde bulgare Veselin Topalov.

"Aujourd'hui, je ne crains pas les humains, mais je pense que les ordinateurs sont très forts", avoue le grand-maître, interrogé par l'Associated Press. "Ils seront probablement meilleurs que 99,9% des humains dans une décennie."

Topalov, 30 ans, évoque également le possible avènement futur des "échecs aléatoires Fischer", inventés par l'ancien champion du monde, consistant à disposer les pièces maîtresses de manière aléatoire afin de réduire l'importance de la mémorisation des multiples variantes d'ouverture.

Le champion prédit l'émergence à terme des échecs aléatoires alors que "les ordinateurs et (la connaissance des) ouverture épuisent le jeu pratiqué aujourd'hui".

Repositionner au hasard les pièces maîtresses, situées sur la première et la dernière rangée de l'échiquier, permet de créer 960 positions initiales différentes. Cette technique prive le joueur surentraîné de son avantage et favorise la créativité.

Si Topalov n'a jamais essayé la méthode Fischer, il la juge intéressante. "Elle révèle le talent des joueurs. Vous oubliez tous les livres (de théorie sur les ouvertures) parce qu'ils deviennent complètement inutiles."

On ne sait pas comment les ordinateurs se comporteraient avec cette nouvelle règle. "Bien sûr, lorsqu'il s'agit de calcul pur on ne peut être meilleur (que les ordinateurs) mais sur les prévisions à long terme, ils ne sont pas très bons pour positionner leurs pièces", assure Topalov.

"Le problème avec les ordinateurs c'est qu'on ne peut les effrayer, ni bluffer. Il n'y a pas de combat psychologique", souligne-t-il.
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Sat, 28 Jan 2006 13:07:04 GMT http://echecs.dzblog.com/article-13253.html
Cours de jeu d'échecs débutants http://echecs.dzblog.com/article-12471.html

 

Le mouvement des pièces  

Le déplacement des pièces et mouvements particuliers !

 

 

 

 

L'échiquier

Plateau composé de 64 cases (8x8) alternativement de couleurs blanches et noires. Il est placé entre les deux joueurs, la case d'angle à droite blanche. L'échiquier possèdede des colonnes, noté de a à h, et de rangés ou traverses noté de 1 à 8 (du coté des Blancs vers le camp des Noirs). En typographie, l'échiquier dessiné porte le nom de diagramme.
 
Le roi

 

 

Le roi est la pièce la plus importante, la seule qui ne peut  pas être prise et retirée de l'échiquier. On le reconnaît à la croix au sommet de la pièce. Le roi se déplace sur la colonne ou sur la diagonale sur l'une des cases contiguës non menacées par une pièce adverse. Le roi peut prendre n'importe quelle pièce se trouvant à  sa porté en respectant la règle qu'il ne peut se mettre en échecs volontairement. Les deux rois ne peuvent jamais se trouver sur des cases adjacentes.

La dame

 La Dame est la pièce la plus puissante. Elle est signalée par son sommet couronné. Elle a la même marche que le roi mais étendue à tout l'échiquier.

 

 

 

 

La tour

  

La tour se déplace sur les colonnes (verticales) et les traverses (rangées).

 Le cavalier

  

Le déplacement du cavalier est composé de de deux pas différents. Il fait un pas d'une seule case sur la colonne ou la traverse,  puis tout en s'éloignant de sa case de départ un pas d'une seule case sur la diagonales. Il a la particularité de "sauter" par dessus les pièces, seule sa case d'arrivée doit être vide ou occupée par une pièce adverse (prise).

 Le fou

 

 

Le fou (en anglais "Bishop", c'est à dire Évêque est reconnaissable à sa partie supérieure en forme de mitre) se déplace sur la diagonale de sa couleur. C'est la seule pièce qui doit toujours demeurer sur la même diagonale.

Le pion

 

  

Le pion est la plus petite des pièces. Sa marche est particulière.
    A partir de sa case de départ, il peut avancer d'une case ou de deux à sa volonté sur la colonne. Ensuite il avance sur sa colonne d'une case à la fois.
    C'est la seule pièce qui ne peut reculer.
    Le pion avançant sur sa colonne, il prend en diagonale à la manière d'un fou mais toujours d'une seule case à droite ou à gauche et en avançant.

Coups particuliers

 

 Le roque

 

 

  

Le roque est le seul coup qui permet de bouger 2 pièces en même temps. Il a pour but de mettre à l'abri le roi sur une aile(coté de l'échiquier). Le roi blanc roque avec sa tour de droite (petit roque) ou celle de gauche (grand roque). Pour le roi noir c'est l'inverse.
Le roi joue alors de 2 cases à droite ou à gauche (suivant s'il s'agit du petit ou du grand roque) sur la traverse, et la tour vers laquelle il s'est dirigé passe par dessus lui pour se mettre sur la dernière qu'il vient de franchir.
    Le roque ne peut s'effectuer que sous certaines conditions :
        le roi et la tour vers laquelle il se dirige ne doivent pas avoir bougé depuis le début de la partie,
        le roi ne doit pas être en échecs,
        le roi ne peut franchir les deux case si l'une d'elles est sous une attaque d'une pièce adverse, car ce dernier se mettrait volontairement en échec.

  La prise en passant

 

Lorsqu'un pion a franchit deux cases pour son premier coup, il peut être pris en passant par tout pion adverse qui eut été à même de le prendre, s'il n'avait fait qu'un pas simple. La prise est effectuée comme si le pas double du pion avait été simple.

 

 

 

  La promotion du pion

 

 

 

Le pion ayant atteint sa 8e traverse(au bout de sa colonne) peut se transformer en n'importe quelle pièce, sauf pion (bien sur) et Roi. On appel ceci la promotion. L'action de la pièce est immédiate.

 

Comment lire une partie d'échecs

 

 Chaque case est désignée par des coordonnées algébriques : huit rangées de 1 à 8 et 8 colonnes de "a" à "h". Voir le diagramme ci-dessous :


Le déplacement des pièces est indiqué par les coordonnées de la case d'arrivée précédées de l'initiale de la figure R, D, T, P, F, ou C (ex. Dd2, Fc4). Le déplacement d'un pion est indiqué par les coordonnées de sa case d'arrivée (ex. e4, e5).

 Lorsque deux pièces identiques peuvent se rendre sur la même case, la précision est apportée par la lettre ou le chiffre de la case de départ (ex. C1c3, The1, T1h4).

 La prise par une figure est notée par le signe x (ex. Cxe6, Txa8). La prise par un pion est notée par la lettre de la case de départ, le signe x et les coordonnées de la case d'arrivée (ex. axb5, dxe4).

 Le petit roque est indiqué par O-O et le grand roque O-O-O.

 L'échec au roi est précisé par le signe + (ex. Te1+, Dxg7+).

Chaque coup (mouvement d'une pièce blanche + mouvement d'une pièce noire) est précédé de son numéro d'ordre (ex.1.e4 g5 2.d6 f6?? 3. Dh5 mat).

 Le gain d'une partie est indiqué par 1-0 et la partie nulle par 0,5-0,5.

 

Principaux signes conventionnels

 

!    Bon coup
!!   Très bon coup
?    Mauvais coup
??  Très mauvais coup
!?   Coup intéressant
?!   Coup douteux 
  

 

 

 

 

 

 

 

Liens utiles:  http://www.mokrane.com/
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Wed, 25 Jan 2006 16:49:09 GMT http://echecs.dzblog.com/article-12471.html
L'importance de faire connaitre les échecs à la nouvelle génération http://echecs.dzblog.com/article-12154.html

Il est trés important de faire connaitre les échecs à la nouvelle génération. En Algérie on constate malheureusement le manque des moyens et d'infrastructeures cultureles et sportives en général et en particulier le manque des clubes d'échecs. La fédération nationale des échecs sise à Khelifa Boukhalfa Alger, n'offre aucune aide ou orientation pour les passionnés de ce jeu noble, et n'a aucun site internet. Même les clubes sportifs et autres clubes d'amateures sont vraiment rares. C'est pour partager ma passion pour ce jeu que j'ai créé ce Blog. Je le veut un site d'information, partage des idées et de rencontres de jeux et de compétition. Les échiphiles et les maitres internationaux de toute l'Algérie sont invités a ajouter leur idées et a organiser des tournois informels afin de contribuer à faire connaitre ce jeu à la nouvelle génération. Quand j'été universitaire, j'été bénévole dans une maison de jeune pour enseigner les échecs aux enfants. Ca m'a fait un trés grand plaisir de voir les enfants découvrir ce jeu et ce sport à la fois intéressant car il favorise l'exercice de la matière grise et amusant car il procure un bien être de jeu et de compétitivité incomparable.      

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Tue, 24 Jan 2006 11:06:47 GMT http://echecs.dzblog.com/article-12154.html
Le Site Algérien du Jeu d'échecs http://echecs.dzblog.com/article-12431.html  

 

 

 

 

 

  

 

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